Imagerie
Chimionucléolyse à l’éthanol
But de la chimionucléolyse
La chimionucléolyse à l’éthanol est un traitement percutané des hernies discales. Les hernies discales peuvent être responsables de lombalgies, de sciatiques ou de cruralgies par compression des racines nerveuses issues de la moelle épinière.
Cette technique consiste à injecter de l’éthanol à l’intérieur du disque intervertébral afin de réduire le volume de la hernie discale et de diminuer la compression des structures nerveuses.
Préparation
Une hospitalisation d’une journée en chirurgie ambulatoire est nécessaire.
Le jour de l’intervention, veuillez apporter l’ensemble de vos examens d’imagerie et comptes rendus antérieurs.
Si vous prenez un traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire, il est indispensable de le signaler lors de la prise de rendez-vous ainsi qu’au cours de la consultation avec l’anesthésiste.
Déroulement de la chimionucléolyse
Avant l’injection d’éthanol, une discographie est réalisée afin de vérifier deux points essentiels :
Que l’aiguille est correctement positionnée dans le disque et que le produit atteint la partie herniée.
Qu’il n’existe pas de fuite du produit vers l’espace épidural ou au contact des racines nerveuses.
Cette étape consiste à injecter un produit de contraste au moyen d’une aiguille fine sous contrôle radiologique.
Vous serez installé(e) en position allongée sur le ventre, sur la table de radiologie. Après une désinfection soigneuse de la peau, l’aiguille est mise en place sous contrôle des rayons X. Seule la piqûre cutanée est habituellement ressentie.
Pour la réalisation de la discographie, une prémédication vous sera administrée, sans anesthésie générale.
Si les conditions de sécurité sont réunies, une courte anesthésie générale, d’une durée d’environ 3 à 5 minutes, sera réalisée afin de permettre l’injection intradiscale de l’éthanol. Si les critères de sécurité ne sont pas remplis, le traitement ne sera pas effectué.
Une surveillance est assurée durant toute la journée d’hospitalisation.
Résultats attendus
La chimionucléolyse permet une amélioration des symptômes dans environ les trois quarts des cas.
Une recrudescence transitoire des douleurs peut survenir dans les jours suivant l’intervention. L’efficacité du traitement est progressive : l’amélioration est généralement perceptible entre la cinquième et la sixième semaine après le geste.
Risques de la chimionucléolyse
Comme tout geste invasif, la chimionucléolyse comporte des risques de complications, bien que celles-ci soient peu fréquentes. La liste ci-dessous n’est pas exhaustive.
• Complications infectieuses : une spondylodiscite (infection du disque et des vertèbres adjacentes) est exceptionnelle.
• Complications neurologiques : des troubles sensitifs ou moteurs, le plus souvent transitoires, peuvent survenir en cas de contact avec une racine nerveuse lors de la ponction ou en cas de fuite d’éthanol hors du disque.

